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Une journée à l’atelier de Soudorgues

Claies de séchage couvertes de plantes aromatiques dans un atelier artisanal lumineux

Que se passe-t-il entre la garrigue et votre tasse ? Beaucoup de mains, beaucoup de soin, et un lieu : notre atelier de Soudorgues, niché dans la vallée de la Salindrenque. Suivez-nous, on vous ouvre les portes d’une journée ordinaire — et pourtant pleine de parfums.

8 heures : les récoltes arrivent

La journée commence par le ballet des cagettes. Les producteurs et cueilleurs de la coopérative apportent leurs récoltes du matin ou de la veille : verveine des jardins en terrasses, thym de garrigue, tilleul de la vallée, menthe fraîchement coupée. Chaque lot est pesé, étiqueté et enregistré : de quelle parcelle vient-il, qui l’a cueilli, quel jour ? Cette traçabilité nous suivra jusqu’au sachet.

9 heures : direction le séchoir

Le séchage est l’étape la plus délicate de notre métier. Trop chaud, la plante brunit et perd ses arômes ; trop lent, elle s’altère. Les plantes sont étalées en couches fines sur les claies du séchoir, dans une atmosphère tempérée et ventilée, à l’abri de la lumière. Selon la plante et la météo, quelques jours suffisent — le savoir-faire consiste à reconnaître l’instant juste où la feuille casse net sous les doigts, signe qu’elle est prête.

11 heures : la distillation s’éveille

Pendant ce temps, l’alambic ronronne. La vapeur d’eau traverse les plantes fraîches — lavande, rose, géranium rosat selon la saison — et emporte leurs essences. À la sortie du serpentin, deux trésors se séparent : l’huile essentielle d’un côté, l’hydrolat de l’autre. C’est ce spectacle, entre chimie et alchimie, que préfèrent les visiteurs de l’atelier.

14 heures : le tri, l’œil et la main

L’après-midi appartient au tri. Sur les grandes tables, les plantes sèches sont passées en revue : on écarte les tiges trop grosses, les feuilles décolorées, tout ce qui n’est pas digne de la tasse. C’est un travail patient, fait à la main, feuille après feuille. C’est aussi le moment des contrôles qualité : vérification de l’aspect, du parfum, du taux de séchage, conformément aux exigences de nos certifications bio et Nature & Progrès — celles que nous détaillons sur la page nos labels de qualité.

16 heures : l’ensachage

Vient enfin la mise en sachet. Coupe adaptée à chaque plante, pesée, ensachage et étiquetage : chaque référence de la boutique passe par ces mains-là. Pas de chaîne automatisée chez nous : la même personne qui a trié la verveine la met souvent en sachet, et cela se sent dans la régularité du produit fini.

Un atelier qui se visite

Ce que nous vous racontons ici, vous pouvez le voir de vos yeux — et surtout le sentir ! L’atelier de Soudorgues ouvre ses portes aux visiteurs : séchoir, salle de tri, alambic et, bien sûr, dégustation de tisanes pour finir. Les informations pratiques sont sur la page visitez l’atelier.

Derrière chaque sachet, il y a une journée comme celle-là, et derrière chaque journée, les producteurs-cueilleurs de la coopérative Biotope des Montagnes, fidèles au même geste depuis 1985. La prochaine fois que vous ouvrirez un de nos sachets, fermez les yeux : vous y êtes.